A Après le terminal, place à l'HTML et au CSS. Et là, changement d'ambiance : je retrouve du visuel. Je tape, j'actualise, ça bouge à l'écran. Rien que ça, après des heures de fenêtre noire, ça fait un bien fou.
L'HTML, ça va
Premier constat : l'HTML, ça va. C'est de la structure, de la logique, des boîtes dans des boîtes. Venant du graphisme, je pense en blocs depuis des années, donc le terrain n'était pas totalement inconnu. Je mets des titres, des paragraphes, des listes. Ça se range, ça se lit, ça a du sens.
Le CSS, c'est une autre histoire
Et surtout, j'ai découvert un truc assez étrange : ce qui a l'air compliqué est parfois ridiculement simple, et ce qui a l'air simple peut te bouffer ton après-midi.
La carte et le centrage
Exemple concret. Mon mentor m'a demandé d'ajouter une carte Google Maps sur une page. Dans ma tête, c'était le gros morceau de la journée. Une carte interactive, avec un point, qu'on peut déplacer, zoomer… j'imaginais déjà des heures de galère et probablement un truc que je ne saurais pas faire.
En fait ? Tu vas sur Google Maps, tu cliques sur «
Partager », « Intégrer une carte », tu copies. Tu colles
ta balise
iframe dans ton HTML. C'est fini. Ça
marche. La carte est là, elle fonctionne, on peut zoomer
dedans. Waw.
J'ai relu trois fois en cherchant l'arnaque. Il n'y en avait pas.
Et le même jour, j'ai passé un temps que je préfère ne
pas chiffrer à essayer de
centrer un élément. Juste le mettre au
milieu. Un truc que je fais en un clic depuis toujours
dans Figma. Là, j'ai empilé les margin, les
text-align, des propriétés trouvées au
hasard sur des forums, en priant. Rien ne bougeait, ou
alors tout bougeait sauf ce que je voulais. La galère.
Plus aucune intuition
C'est ça qui m'a le plus surprise dans ces premiers jours : je n'ai aucune intuition fiable sur la difficulté d'une tâche. Mon estimation « ça c'est dur / ça c'est facile » est complètement à côté de la plaque. Du coup j'ai arrêté d'anticiper, et je me contente d'essayer.
Ce qui est plutôt une bonne nouvelle, au fond : ça veut dire qu'aucune idée n'est à écarter d'avance parce qu'elle me semble trop ambitieuse.
Le site que vous lisez est en train de naître de tout ça. Il est encore moche par endroits, mais il est à moi, ligne par ligne.
Prochaine étape : rendre tout ça propre. Et ensuite, JavaScript.