L Linux et le terminal. Autant vous dire que l'atterrissage a été brutal.
Jusqu'ici, mon métier c'était le visuel. Wordpress, des blocs qu'on déplace, des boutons partout, une souris. Et là, on m'ouvre une fenêtre noire avec un curseur qui clignote. Rien d'autre. Pas de bouton « Retour », pas de « Annuler ». Juste moi et mon clavier. Il est loin le temps où je pouvais cliquer sur 2 boutons pour ouvrir un menu.
Le choc.
LabEx et la recopie
J'ai bossé principalement sur LabEx, une plateforme de labs guidés. Sur le papier, c'est parfait : on te donne un exercice, tu tapes, la machine valide. Dans les faits, mes premières sessions ressemblaient surtout à de la recopie. Je tapais des commandes que je ne comprenais pas, ça passait au vert, et je passais à la suite en me sentant vaguement imposteuse. Le déclic est venu quand j'ai arrêté de copier pour taper à l'aveugle, quitte à me planter. Là, oui, j'ai commencé à apprendre.
Le droit de se tromper
Leçon comprise : j'ai le droit de me tromper, alors que je pensais qu'une erreur pouvait littéralement tout faire planter. Au final, rien d'irréversible. Ouf.
Savoir où je suis
Franchement, le plus dur à comprendre est au final la chose la plus facile avec une souris : naviguer dans les dossiers et savoir où je me trouve. Je l'avoue, ça m'a bien pris 2h pour comprendre.
Je ne suis pas encore 100 % à l'aise, mais on m'a dit que ça viendrait avec le temps. Et je veux bien le croire. Je me sens encore un peu comme une extraterrestre dans ce monde de lignes de commande, mais je commence à m'y faire.
Le puzzle de 1000 pièces
J'ai remarqué que la frustration de bloquer pendant des heures sur une commande est compensée, à la seconde où je trouve la solution, par la satisfaction d'avoir réussi à comprendre et à résoudre le problème. Et ça, c'est grisant. C'est comme finir un puzzle de 1000 pièces.
Prochaine étape : HTML/CSS. Y'a plus qu'à !